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Toutes les sociétés humaines ont été dès l'origine confrontées à la redoutable question de la mesure du temps.

Pour d'évidentes raisons d'organisation politique, militaire, religieuse ou économique, le besoin d'une mesure à la fois plus précise et plus fiable que les approximations saisonnières de l'année naturelle dut se faire sentir assez tôt.

La variété des solutions présentées illustre à elle seule la difficulté de la tâche. Recourir à l'astronomie était évident, mais à quel astre se fier? D'origine babylonienne, la plupart des calendriers de l'Antiquité furent fondés sur la lune. A l'inverse, on connaît le rôle du soleil et l'importance du lever héliaque de Sothis (alias Sirius, la Canicula des Romains) dans la civilisation égyptienne.

Les préconceptions philosophiques, une instrumentation physico-mathématique rudimentaire, une tradition scientifique souvent ésotérique, sans oublier les fonctions politique et religieuse du calendrier expliquent en partie la diversité et l'imprécision relative des calendriers antiques. En partie seulement, car la difficulté est inhérente aux phénomènes astronomiques observés eux-mêmes. D'une part, les cycles solaire et lunaire ne sont pas des multiples entiers l'un de l'autre : le soleil n'a pas rendez-vous avec la lune! D'autre part, les cycles astronomiques subissent diverses variations (précession des équinoxes par exemple) qui interdisent la fixation définitive du calendrier.

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Dernière mise à jour le 16 November 1999